Comment ça marche ?

La page d'accueil vous présente les derniers chansoèmes.
Pour aller plus loin il faut cliquer sur "Messages plus anciens" en bas de page à droite.
Mais il y a plus simple, surfer à partir de la Table des matières.

Rechercher dans ce blog

Chargement...

vendredi 6 janvier 2012

Place de l'ILon


Pourquoi n’irais-je plus
Traîner dans les venelles,
Y confondre les rues,
Me morfondre sans elle,
L’attendre sous un pont …
Là ! Place de l’Ilon ?

Pourquoi n’irais-je plus
Colorer de voyelles,
Tropes et trilles nues
Quand l’ivresse rebelle,
Livre allitérations …
Là ! Place de l’Ilon ?

Et que ne suis-je plus,
Dans l’œil de ma jumelle,
Que cet ange déchu
Qui se cherche des ailes,
Devant le Rubicon …
Là ! Place de l’Ilon ?


La place de l’Ilon,
C’est là que tout s’efface
Le temps des violons,
Les mots d’une préface.
Ce que le temps dit long, …
Dit que longtemps s’espacent !

samedi 19 novembre 2011

Ma plume


Reviens !
Même si c’est pour dire
Que rien
Ne peut plus nous unir
Demain,
Que tu dois repartir
Au loin,
Où les limbes font brumes.

Reviens !
Je ne peux plus dormir
Si loin,
Si ces beaux souvenirs
De mains,
Commencent à jaunir,
Pour rien,
Sur un fond d’amertume.

Reviens !
Même si c’est pour dire :
« De rien !
Je garde ton sourire
Demain,
Et promets de te lire
Au loin,
Quand mon cœur se consume. »

Reviens !
Je ne veux pas vieillir
Trop loin,
Renoncer au désir
Demain,
Et finir par mourir
Pour rien,
Sans un baiser posthume.

Reviens !
Me hanter, te blottir,
Demain,
Dans un dernier soupir,
Plus loin
Que le pont, pour en rire,
Un rien,
Je prends et puis j’assume.

Reviens !
Je ne peux plus écrire
Sur rien,
Sans pleurer, sans souffrir…
Sans rien
Pour m’aider à vomir…
Sans main
Pour m’aider à tenir …
Ma plume.

mardi 21 juin 2011

Schisme et chiasmes


Efface Mes mots doux, mes mots tendres
Efface Les heures à t’attendre
Efface Nos rires et nos pleurs
Efface Les frissons de mon cœur
Efface-moi de ton histoire,
Efface-toi de ma mémoire,
Car …

J’ai perdu mon amour
Sur le temps qui s’effile.
Cet amour éperdu
Bravait le fil du temps.


Efface Mes belles ritournelles
Efface Aux rimes virtuelles
Efface Mes baisers sensuels
Efface Sur tes lèvres de miel
Efface-moi de ton histoire,
Efface-toi de ma mémoire,
Car …

Elle m’étreint, ma muse,
Mon chœur, mon chant, mon anche,
Mais la muse s’éteint,
Sans épancher mon cœur.


Efface L’ailleurs et ses prestiges
Efface L’angoisse, les vertiges
Efface Le doute, la passion
Efface L’espoir et l’illusion
Efface-moi de ton histoire …
Efface-toi de ma mémoire …
Car …

Je reviens au pays
Dessous la lune blanche,
Au pays, je reviens
Vers Blanche et ses dessous.

jeudi 28 avril 2011

La veilleuse


Qui veille sur mes nuits,
En chasse l’amertume ?
Qui scintille, qui luit,
Et dissipe les brumes ?

Qui réchauffe aujourd’hui,
Sur un mot me rallume ?
Qui arde, là, sans bruit,
Pour inspirer ma plume ?

Quel astre me séduit
Dans ses reflets posthumes,
Et balaye l’ennui
Qui parfois me consume ?


C’est ma flamme, je crois,
Qui brûle sans compter,
L’âme d’un vieux foyer
Qui brasillait pour toi.

C’est ma flamme, autrefois
Etincelle fiévreuse,
L’éclat d’une veilleuse
Qui se garde pour toi.

jeudi 24 mars 2011

Amalgames


« L’homme est froid, insensible,
Maladroit, irascible.
L’homme est sourd, c’est un mur !
L’homme est lourd, immature. »

Et pourtant …
Je connais des amants,
Au regard attendri
Et le cœur si petit
Qu’il déborde souvent.


« Un profil d’égoïste,
Peu subtil et sexiste.
Un nombril, obsédé,
Erectile et borné. »

Et pourtant …
Je connais des amants
Charmés, troublés, épris,
Qui, de leur cœur séduit,
Vous écoutent vraiment.


« L’homme est faux et trompeur,
Un accro, un coureur,
Une brique infidèle,
A lubrique chandelle. »

Et pourtant …
Je connais des amants
Qui couvrent de tendresse
Leur unique promesse
Depuis la nuit des temps.


« L’amant vil, faible et lâche,
Dépendant, monotâche,
Etouffant, une cage,
Un stérile naufrage. »

Peut-être, mais qu’importe …
Je connais un galant
Du beau Pays de Herve
Qui t’aime sans réserve
Depuis tes dix-huit ans.

lundi 7 mars 2011

Vocabulons ! (-yme, -ime)

Le bizness s’est fait accro
Accro de ses acronymes :
On coupe court chez les pros,
On épargne les centimes.
Le vendeur parle magot.
Lorgnant de nouvelles primes,
Il embellit ses ragots
De percutants synonymes.

Mais quand le client répond :
« Mon cher Monsieur, attention !
J’abhorre tous les escrocs,
Les beaux parleurs et la frime.
Il siérait que vos propos
Arborent - un paronyme -
De loyales intentions. »
Le vendeur se sent tout con …

(Refrain)
Heureusement que nous avons …
Des sonnets magistraux,
L’écho des homonymes,
La couleur de nos rimes,
La puissance des mots,
Le verbe et le discours,
D’excellents millésimes
De crooners anonymes
Qui chantent leur amour.

Vient alors l’installateur
Et ses airs de pantomime.
Lui, et son ami vendeur,
Illustrent les antonymes :
Avec moins d’un mot par heure,
Le verbe pusillanime,
L’hyperbole est une erreur,
La phrase est hyperonyme.

La fin de la garantie,
Rompt avec la poésie :
Le vendeur est voyageur,
Le pigeon devient victime.
Il faut au non-bricoleur
Un call-center magnanime
Pour exposer ses soucis
Et prouver l’anomalie.

(Refrain)

C’est là que j’ai eu Lola.
Même sous un pseudonyme,
Le doux timbre de sa voix
M’a fait l’effet d’un enzyme.
On se dit deux mots tout bas,
Nos échanges se subliment.
Et quand le client y croit,
Il mange son pain azyme.

J’ai le cœur qui fait des bonds,
Je poursuis avec passion :
« Je te bâtirai ton toit,
T’offrirai mon patronyme. »
Mais la belle reste coi,
Et là, ça sent la déprime.
« J’aime votre dilection,
dit-elle, …
Mais … je réside au Gabon. »

vendredi 4 mars 2011

L'abri

On traîne sous la couette
L’envie de raccrocher :
Le masque est l’épithète
De nos réalités.

Blotti dans sa cachette,
Pour mieux se recentrer,
La pénombre est retraite
Au cœur désemparé.

Dans son abri, l’esthète,
Muré sous l’oreiller,
Rêve à la silhouette,
L’ombre de l’être aimé.